Aujourd’hui, je croise “sente” dans La vie tremblante de Joël Vernet (je triche sur les dates, ce n’est pas vraiment aujourd’hui, je voulais être bien sûr de pouvoir rassembler quelques notes avant de commencer une nouvelle série) :
“L’écriture nous parle dans le ciel, dans les ravines, sur les sentes, les chemins.”
Sente fait immanquablement littérature française. On n’emprunte une sente que dans des nouvelles, des poèmes ou des romans français. Partout ailleurs on se contente de simples chemins, à la rigueur de sentiers, qui peuvent être tortueux, selon les nécessités topographiques de la narration. La sente promet sur ce point un égarement plus ou moins rapide et plus ou moins profond parmi les vocables foisonnants de la littérature forestière.
