Aujourd’hui, je croise “encoubles”, que je ne connaissais pas, sur le très plaisant blog de Jean Prod’hom, lesmarges.net. Le contexte (“elle
m’offre le début d’un prélude de Chopin, elle tâtonne, s’énerve des
encoubles que sa cécité lui tend”) laisse présager le piège, le croche-pied, la chausse-trape, la note sur laquelle les doigts s’emmêlent, se gênent et trébuchent. Les encoubles nous viennent de Suisse romande, où l’on dit également s’encoubler. Ça sonne comme s’encombrer ou s’accoupler et on devine aisément l’embûche, l’empêtrement, l’embêtement, tous ces mots qui commencent en “en” et qui vous plongent dans les emmerdements.
