Aujourd’hui je croise “véraison” dans l’article Contrôles maturation, un outil de prévision écrit par le Bureau National Interprofessionnel du Cognac, à l’occasion de la Journée technique de la station viticole :
“Les dates de véraison et de début de vendanges peuvent être considérées comme des observations.“ Pour la littérature, repassez demain.
C’est ainsi, tenir un blog ne nourrit pas son homme. Nourrit mal son homme. Lui permet à peine de boire. Un verre de vin. Et encore.
Bref, si je veux boire et manger, il me faut de temps à autre cesser d’écrire des bêtises sur tumblr pour en écrire d’autres sur commande. La part alimentaire de mon écriture, je la consacre ainsi au journalisme local, à la communication institutionnelle et au publireportage. J’écris à peu près sur tout, avec empathie, l’esprit aussi ouvert que l’appétit. J’écris comme un caméléon affamé. J’écris tour à tour sur l’ouverture d’un commerce de proximité et sur l’extension d’une zone commerciale, sur les collections du musée municipal et sur la pratique du cheval, sur la prévention de l’alcoolisme et sur l’innovation dans la filière viticole. En vendangeant la documentation technique, je tombe parfois sur des “Contrôles maturation, un outil de prévision“ et sur leur véraison bienvenue et salvatrice.
La véraison, c’est la grappe en son adolescence, quand elle présente, sur les quelques jours de sa métamorphose, à la fois des jeunes baies acides et imbuvables, et d’autres plus mûres, sucrées et déjà amollies. L’alcool est à ce prix et c’est ainsi que ce qui m’alimente me nourrit.
