Aujourd’hui, j’ai entendu une grand-mère déplorer auprès d’une amie que son petit-fils ait échoué à sa première année de médecine à cause de l’instabilité créée par le divorce de ses parents ; entendu une mère faire mine de s’offusquer auprès de sa fille de la sévérité outrancière du père, dont elle était manifestement séparée ; entendu une autre femme évoquer auprès d’une autre encore les métastases qui n’allaient pas manquer de proliférer dans le corps d’une connaissance commune. J’ai d’abord pensé que les femmes s’inquiétaient décidément beaucoup, avant d’envisager plutôt qu’elles exprimaient davantage que les hommes leurs inquiétudes. Et, en outre, qu’elles se baladaient sans doute en plus grand nombre sur le parcours côtier de ma course dominicale.
