mais
en
écrasant
le
moustique nous
tâchons
le mur blanc de notre propre sang.
Mais
il
est trop tôt pour se lever, trop tard pour se rendormir.
Mais
nous
sommes en mai.
Mais
nous
prenons nos lourdes et sombres cernes pour des rides élégantes.
Mais
il faut refaire faire des lunettes à
notre vue. Mais
le soleil révèle les traces sur les
carreaux que
nous avons
lavés. Mais
à
trop
procrastiner,
trop
de
travail
s’accumule.
Mais
trop de circulation en ville.
Mais
nous
tombons.
Mais
le
cœur bat la chamade, nous y portons discrètement la main pour
éprouver l’arythmie. Mais
notre
sentiment matinal d’être conquérant, et invulnérable, ne passe
pas le cap de la digestion. Mais
nos plans secrets, pour cet
été, seraient
de ne
pas bouger,
et
de
ne
rien faire.
