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Aujourd’hui, j’ai découvert l’existence du mot “oarystis”, dans une note de l’Autofictif, le blog d’Éric Chevillard. Je prends grand plaisir à écrire que l’oarystis est au flirt ce que l’hydromel est au spritz. Continue reading
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Aujourd’hui, pour la première fois, j’ai entendu une visite guidée se dérouler en portugais. Cela a sonné comme une évidence : la ville est plus belle en portugais. Continue reading
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Aujourd’hui, vers huit heures, un cyclotouriste lisait un Picsou Magazine sous un ciel menaçant. Tout cela n’est pas réel, ce ne peut être qu’un exercice de grammaire : compléments circonstanciels, complément d’objet, tout y est. Continue reading
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Aujourd’hui, un festivalier est venu discrètement m’avertir qu’une foule hargneuse envisageait de nous lyncher, Junior et moi. Nous avions ingénument pris la queue dans une trouée plombée de soleil, grillant la politesse aux amateurs de salles obscures attendant à l’ombre quelques mètres derrière nous. Continue reading
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Aujourd’hui, je me suis étonné du nombre d’accréditations professionnelles au cou de toutes jeunes filles. Le milieu du cinéma recrute apparemment sitôt les résultats du bac connus. Continue reading
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Aujourd’hui, j’ai éprouvé un aspect du festival auquel je n’avais pas eu trop affaire jusqu’alors : la sociabilité de queue. Critiques express, échanges de bons et mauvais tuyaux, poursuite de tricot, subtils name droppings, singeries culturelles de jeunes cinéphiles insupportables. Continue reading
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Aujourd’hui, j’ai joué à marabout-bout de ficelle au gré des projections. Ici, à cinquante-sept ans d’écart, la même chanson ; là, la même jeunesse désabusée et une prise d’otage mêmement foirée. Continue reading
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Aujourd’hui, j’ai cru embarquer pour la banlieue de Naples dans un film italien et je me suis retrouvé au Malawi dans un film franco-brésilien. Il faudra que je sois vigilant si je prends l’avion. Continue reading
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Aujourd’hui, j’ai perçu mes rendez-vous de travail et la fête de l’école de Benjamine comme autant de courts et moyens métrages projetés à ma seule intention. Le rythme soutenu du festival produit l’un de ses effets secondaires connus : le sentiment d’irréalité. Continue reading
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Aujourd’hui, j’ai bouclé mon heure de course moins de dix secondes avant le départ de Benjamine, que je ne voulais pas manquer. Je ne galvaude pas la formule “un suspense haletant”. Continue reading
