fiflr
-
Aujourd’hui, à l’occasion de la nuit blanche avec Arnold Schwarzenegger, les programmateurs du festival ont poussé le perfectionnisme jusqu’à mettre au supplice nos muscles fessiers dans des fauteuils à l’inconfort étudié. Je me demande si la 3D n’atteint pas ses limites. Continue reading
-
Aujourd’hui, j’ai compris la théorie de la relativité. Cinq heures avec Alain Cavalier m’ont paru plus courtes que vingt minutes avec ce réalisateur japonais. Continue reading
-
Aujourd’hui, j’ai assisté à l’exécution sans sommation d’un festivalier trop lent à éteindre son smartphone dès l’extinction des lumières de la salle. Le spectacle de cinéphiles distingués, transformés en créatures sanguinaires par la lueur d’un portable, a été une humble leçon sur le caractère émancipateur de la culture. Continue reading
-
Aujourd’hui, j’ai bu mon café juste à côté du réalisateur japonais dont je venais de quitter le film au tiers de sa projection. J’ai eu l’impression furtive d’être un lycéen pris en train de sécher, avant de réaliser qu’il n’avait pas fait l’appel en introduisant la séance. Continue reading
-
Aujourd’hui, un festivalier est venu discrètement m’avertir qu’une foule hargneuse envisageait de nous lyncher, Junior et moi. Nous avions ingénument pris la queue dans une trouée plombée de soleil, grillant la politesse aux amateurs de salles obscures attendant à l’ombre quelques mètres derrière nous. Continue reading
-
Aujourd’hui, je me suis étonné du nombre d’accréditations professionnelles au cou de toutes jeunes filles. Le milieu du cinéma recrute apparemment sitôt les résultats du bac connus. Continue reading
-
Aujourd’hui, j’ai éprouvé un aspect du festival auquel je n’avais pas eu trop affaire jusqu’alors : la sociabilité de queue. Critiques express, échanges de bons et mauvais tuyaux, poursuite de tricot, subtils name droppings, singeries culturelles de jeunes cinéphiles insupportables. Continue reading
-
Aujourd’hui, j’ai joué à marabout-bout de ficelle au gré des projections. Ici, à cinquante-sept ans d’écart, la même chanson ; là, la même jeunesse désabusée et une prise d’otage mêmement foirée. Continue reading
-
Aujourd’hui, j’ai cru embarquer pour la banlieue de Naples dans un film italien et je me suis retrouvé au Malawi dans un film franco-brésilien. Il faudra que je sois vigilant si je prends l’avion. Continue reading
-
Aujourd’hui, j’ai perçu mes rendez-vous de travail et la fête de l’école de Benjamine comme autant de courts et moyens métrages projetés à ma seule intention. Le rythme soutenu du festival produit l’un de ses effets secondaires connus : le sentiment d’irréalité. Continue reading
